Voilà, le Lapin Volant a un grand ami : le Chat Botté. Alors il a fait son analyse, de Charles Perrault à Gustave Doré, et il avait envie de vous la faire partager, parce qu'il adore cette gravure. (il les adore toutes d'ailleurs !^^)
Si vous connaissez pas, voilà le conte : http://www.dinosoria.com/perrault_02.htm
Tout d'abord, on retrouve dans l'illustration de Gustave Doré les éléments du conte de Perrault. Premièrement les paysans, ici des moissonneurs, qui ont tous, sans exception, arrêté leur travail pour venir écouter le Chat. Ils semblent en total soumission devant lui, respectueux et craintifs. Ils sont placés en demi-cercle autour de lui, comme pour former un amphithéâtre, où l'orateur chat prononcerait son discours. Celui-ci prend une grande importance car les paysans ont plus peur de lui que de l'ogre, alors que l'inverse serait plus plausible. En effet, les terres appartiennent à l'ogre et ils diront qu'elles appartiennent au marquis de Carabas, ils ont donc plus peur des représailles du Chat que de celles de l'ogre.
Deuxièmement, le Chat, animal qui paraît banal, et qui pourtant est ici, au contraire des paysans, totalement magnifié dans l'histoire comme dans son illustration. En effet sur celle-ci, le Chat prend une grande importance, qui se remarque de même dans les autres illustrations du conte. Même s'il n'est pas au centre, il devient le centre d'intérêt pour le lecteur. La lumière vient du bas droit de l'image et éclaire ainsi directement son visage, tourné vers elle. De plus, il se trouve dans un espace vide, alors que le reste de la gravure est plutôt chargé : forêt, château, charrettes, paysans… Les bottes sont mises en avant, par la position du Chat ; elles sont son attribut, ce qui fait de lui un humain, car comme dit plus tard, elles « ne valaient rien pour marcher sur les tuiles », comme le ferait un chat ordinaire.
Enfin, si les paysans sont tournés vers le Chat, le point de fuite est néanmoins sur le carrosse, selon la perspective de l'image. Le Roi a ainsi une plus grande importance que le Chat, même s'il est dans l'ombre ; il représente la coure, qui se veut toujours le point de mire. Il y a une opposition entre le beau carrosse, s'avançant majestueusement, et les vieilles charrettes en arrière plan.

On remarque ensuite que Gustave Doré a aussi ajouté une petite touche personnelle à son illustration. Premièrement les paysans, qui sont représentés ici dans une posture pour le moins ridicule. Tous se prosternent devant un simple chat, jusqu'aux plus éloignés, jusqu'au pire ennemi de cet animal : les chiens se jettent à plat ventre devant lui, imitant leur maître. La première chose que l'on voit sur l'image sont les postérieurs rapiécés du premier plan. On ne voit aucun visages, qui sont soit de dos, soit très baissés vers le sol, sauf ceux des deux hommes qui arrivent seulement et ôtent leur chapeau. Le respect est porté à l'extrême, on le voit dans la position grotesque de l'homme à droite, tenant son chapeau à bout de bras, le plus loin possible.
Ainsi et deuxièmement, le chat semble beaucoup plus civilisé que les autres personnages présents. Il est habillé comme un véritable gentilhomme. D'abord les bottes, qui sont censée avoir été faites « pour aller dans les broussailles », semblent pourtant bien plus distinguées, avec leur talons et leur forme évasée. Il possède de plus une ceinture, et un chapeau, qui ne sont pas mentionnés dans le conte. Ces détails montrent encore la magnificence du Chat. Pattes en avant, tête haute, sa posture est l'opposée de celle des moissonneurs, tassés sur eux-mêmes ; de même leurs habits rapiécés contrastent avec les bottes élégantes et le chapeau à plume du chat.
Le carrosse arrive juste derrière lui, sortant de la forêt. Celle-ci, qui n'est pas mentionnée dans le conte, représente ici le passage. Passage d'un lieu à un autre : des territoires du Roi à ceux de l'ogre, mais aussi passage pour le jeune homme de l'état de fils de meunier à celui de Marquis. Le carrosse arrive en plein milieu du champ, ce qui montre le je-m'en-foutisme du Roi envers les paysans qui devront difficilement moissonner de l'herbe foulée. On remarque un château à l'arrière plan, qui constitue une prolepse à l'aventure du Chat chez l'Ogre.
Voilà ! J'espère que vous avez apréciez, j'espère aussi que si vous avez ce genre de devoir à fair,e vous ne copierez pas froidement, c'est inutile ! En plus je ne pourrais pas dire que ce que j'ai fait est génial, je vous dirai ma note prochainement^^
Bizoux à tous et bonne fin de journée dans les contes de fée !
Un petit site magnifique en passant : http://expositions.bnf.fr/contes/index.htm